ALLONS, VOUS, ENFANTS DE NOTRE PATRIE !

Issa KANE

Est un écrivain et poète sénégalais. Ancien cadre des assurances, il est actuellement, administrateur de société. Il a été lauréat du Festival de la Jeune Poésie Africaine (FESTIPO 86) en Côte d’Ivoire en 1986. Il a publié des poèmes dans la revue « ETHIOPIQUES » de la Fondation Léopold SENGHOR : ~ « L’exode des nobles » ~ « Loess noir ». Il a aussi publié un roman et une pièce théâtrale : 1. « Le nid et son fardeau » Éditions de la Brousse – Sénégal (2005) 2. « Pontes nocturnes » Société des Écrivains – France (2007).

Oui, il faut parler. Il faut leur parler. Il faut qu’ils se parlent. Difficile mission !

Difficile mission car ils ont tous peur des uns des autres ; alors ils se font peur. Un combat de coqs … jusqu’à la mort. Chacun a promis à l’autre la Gehenne.

Les uns peuvent s’appuyer sur des institutions « gentilles, serviables » qui peuvent donner le coup de pouce à la bonne heure, par … reconnaissance !
Les autres ont déjà fini de se convaincre que ces mêmes institutions sont nées incapables d’entendre, de voir et d’appliquer la loi par … reconnaissance !

Alors, quand vont-ils s’entendre ???

Les ressorts sociaux n’ont pas le temps. Ils sont dans le trafic d’influence, ils sont dans les arrangements pour produire les protocoles nocturnes entre dealers, ils sont dans le business car ils ont des enfants qui veulent la lune à eux seuls, des épouses qui veulent la mer à elles seules, des courtisans qui veulent des postes de DG, de PCA, des quotas de riz, des exonérations fiscales, des semences gratuites, des tracteurs offerts, des promenades fréquentes avec indemnités journalières via l’avion présidentiel.
Ils ne peuvent donc pas parler.

La société civile est la communauté de ceux qui ne peuvent pas réussir en politique. Par contre, ils ont réussi leur vie, confortablement, en étant les représentants d’ONG INTERNATIONALES qui les gavent de ressources financières et matérielles importantes. Elle est dans la gesticulation de circonstance.

Et maintenant ?

Le peuple de 2000 est là. Le peuple de 2012 est encore là. Le peuple de mars 2021 est toujours là.

Tous ces peuples-là sont là, immortels, invincibles, invulnérables, incorruptibles. Ils finissent, à chaque fois, à faire marcher au pas l’insolent, l’arrogant, le prétentieux, le puissant et retourner au travail après … le travail bien fait, sans triomphalisme ostentatoire.

Haa yeeso ko laawol ! Ñu dem rek ! Qui vivra, verra !

Issa KANE dit Silli Demba

kane.silli336@gmail.com

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